Les intégrations régionales en Afrique : des dynamiques en panne


En 1962, alors que la décolonisation de l’Afrique subsaharienne venait pratiquement de s’achever, le géographe René Dumont écrivit un livre intitulé “L’Afrique noire est mal partie». A cette époque, l’Afrique a ressenti la nécessité de se doter d’une organisation intergouvernementale. Ainsi naissait à  Addis Abeba, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963 qui réunissait l’ensemble des pays africains (pays ségrégationnistes exclus) sur le mode de la coopération intra-gouvernementale. Lors de cette rencontre, les thèmes abordés furent le non alignement, la solidarité panafricaine, la préservation de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation (uti possidetis uris qui sera consacré plus tard par la plupart des Etats membres comme principe général de droit applicable lors des procédures contentieuses) , la condamnation du colonialisme et du racisme dont l’apartheid était l’expression tangible d’une pratique colonialiste avilissante.

Dès lors, en tant qu’organisation continentale, l’OUA devient un forum qui permettait aux Etats membres de se saisir des questions cruciales du continent . Au fil des décennies, de nombreuses organisations régionales voient le jour sur le continent. Le « péché originel » de toutes ces organisations fut l’absence d’un « principe de conditionnalité » qui aurait pu servir de moyen de contraintes vis-à-vis des nouveaux entrants. Au contraire, les organisations régionales ont préféré opter pour une politique d’adhésion la plus vaste possible et ouverte à tous les  États africains. Le bilan de l’intégration africaine est plus que mitigé, d’aucuns parlent  même d’un constat d’échec.

Problématique :

Pourquoi les processus d’intégration économique en Afrique piétinent alors que le mécanisme est amorcé depuis des décennies ? Pourtant au vue de la situation économique mondiale, l’intégration semble être la seule voie d’issue pour le développement du continent. Il serait illusoire de croire que chaque pays africain procédera tout seul à son développement. Cependant,  il convient de relever que  la volonté de développement ne signifie pas un « foisonnement » des organisations régionales.

I. Les obstacles  à l’intégration en Afrique

Les pays africains expriment une volonté allant dans le sens du renforcement de l’intégration mais des obstacles comme l’instabilité politique et sécuritaire, la multiplicité des organisations régionales et les disparités de développement  entre les Etats freinent cette ambition.

Le continent africain constitue sans aucun doute avec l’Amérique du Sud la zone la plus instable du globe. Depuis les indépendances, l’Afrique a été le théâtre d’affrontements et des conflits inter-étatiques ou de guerres civiles. De 1974 à 2003, la documentation française a répertorié  environ 29 points de conflits sur l’ensemble du continent. En 2004, L’Union Africaine (UA) avançait le chiffre de 14 pays en guerre ou vivant une situation précaire d’après-guerre.

Sur la période 1990 à 2007, l’Afrique a connu une vingtaine  de conflits ( la crise ivoirienne, la crise en République Démocratique du Congo (R.D.C), le génocide rwandais, la crise au Somalie etc.)

L’Afrique bat  tristement tous les records. Les indépendances acquises, ce fut alors le temps des dictateurs et des coups d’Etat à répétition. On a répertorié 73 putschs réussis entre 1952 et 2004 (sur plus de 200 tentés).  L’Afrique de l’Ouest totalise à elle seule, 35 coups d’états entre 1960 et 2006. Environ 101 chefs d’Etat ont quitté le pouvoir par la force dans les quarante années qui ont suivi les indépendances.  Ces coups de force ont poussé les pays européens  a ajouté à la quatrième Convention de Lomé en 1995, l’article 366 bis, qui est une clause de non exécution des partenariats entre l’Union Européenne (UE) et les pays Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) en cas de manquement aux règles de l’Etat de droit. Cette disposition lie l’octroi de  « l’aide » à la mise en place d’une démocratie.

Face à cette instabilité politique qui a des conséquences désastreuses sur l’économie des Etats, il est difficile d’envisager un dynamisme des regroupements régionaux. Les foyers de tensions sont légions en Afrique. Le conflit en RDC, à la fin des années 90 a été qualifié de « guerre africaine ». En effet, sept pays étaient engagés dans les combats avec deux coalitions s’affrontant  sur le sol congolais. D’un côté, nous avions les troupes gouvernementales de Kabila, les milices rwandaises « Interahamwe », les ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR), les milices tribales congolaises « Maï-Maï », appuyées par l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe, et le Tchad et de l’autre, des factions rebelles congolaises, rivales entre elles, soutenues tour à tour selon leurs intérêts par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Ce conflit  est symptomatique du mal qui gangrène le continent africain. Les conflits armés ont retardé l’envol des processus d’intégration régionale.

Dans leur quête d’unité, de développement économique et social sous l’égide de l’OUA, les pays africains ont pris un certain nombre d’initiatives et réalisé des progrès substantiels dans de nombreux domaines. Nous pouvons citer le Plan d’action de Lagos (PAL) adopté en 1980, il constitue un « document précurseur » pour le NEPAD qui dans sa lettre et son esprit en est une copie conforme. Le Pal définissait des programmes et des stratégies visant à promouvoir un développement entretenu et le renforcement de la  coopération entre pays africains. La charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples quant à elle, a  été adoptée en 1981. Dans la même lancée, le 9 septembre 1999, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’OUA ont adopté une déclaration instituant  la création de l’Union Africaine (UA) en vue d’accélérer le processus  d’intégration sur le continent. Une telle organisation devait permettre à l’Afrique de jouer le rôle qui lui revient dans l’économie mondiale.

L’avènement de l’UA est ainsi considéré comme un événement majeur dans l’évolution institutionnelle du continent. Elle est fondée sur la vision partagée d’une Afrique unie, forte mais aussi sur la nécessité de bâtir un partenariat entre les Etats et toutes les organisations de la société civile. Tous ces acteurs vont renforcer la solidarité et la cohésion entre les peuples africains. L’intégration régionale est envisagée comme un tremplin pour atteindre l’unité africaine. Les communautés régionales constituent la première pierre de l’édifice de l’intégration africaine. L’idée est que dans l’ensemble du continent, si les regroupements régionaux font preuve d’un dynamisme, dans un ultime processus, nous aurons une seule entité qui regroupera en son sein toutes celles inférieures déjà performantes.

Les Communautés économiques régionales (C.E.R) sont censées créer des zones de libre échange, puis des unions douanières et enfin à terme un marché commun africain.

L’Afrique compte quatorze CER et environ 200 organisations intergouvernementales. Cette  multiplicité d’organisations est source de nombreux dysfonctionnements. En effet, la plupart des pays adhérent à deux ou plusieurs blocs régionaux. Les mécanismes d’intégration à un ensemble régional ne sont pas contraignants. Les Etats ne sont donc pas soumis à une période de pré-adhésion  comme cela fut le cas pour l’union européenne avec une période d’observation pour le candidat afin de juger la vitalité de son économie. Pour illustrer notre propos, nous prendrons l’exemple de la République Démocratique du Congo (SADC,  COMESA, CEEAC)  et du Kenya qui appartiennent à quatre blocs régionaux.

Ces appartenances multiples ont pour conséquences un manque d’efficacité de ces organisations et une volatilité des contributions qui paraissent déjà faibles. Les  Etats  doivent contribuer dans plusieurs blocs ce qui conduit à des retards dans la mise en place des programmes.

Le financement insuffisant des politiques et programmes d’intégration régionale est une des principales faiblesses du processus d’intégration. A titre d’exemple, la COMESA et  la CEMAC ont vu  leur taux de recouvrement de contributions diminué passant de 100%en 1995 à 54% en 1998. Il n’y a quasiment pas de fonds structurels au niveau des institutions.

Des cas de concurrence entre organisations régionales ont  même été relevés par moment. La Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN SAD), créée le 4 février 1998 affichait une ambition au niveau africain. Elle est composée de 29 Etats, ce qui est étonnant  dans la mesure où la bande sahélo sahélienne regroupe 12 Etats. La CEN SAD a été créée  à l’initiative du guide libyen Kadhafi, et fut reconnue comme CER par l’Union Africaine.  Si nous observons le rôle que s’est octroyé la CEN SAD sur le terrain, on se rend compte qu’elle est en compétition avec l’Union africaine. L’article 1 de l’Acte Constitutif de l’organisation lui donne mandat dans tous les domaines. On y retrouve comme membre des pays comme la République Centrafricaine, le Cap-Vert ou les Comores. Cette organisation s’empare de toutes les questions continentales et son principal « bailleur de  fonds »  la Lybie en fait plutôt un instrument de «  diplomatie active »  face à l’Union Africaine.

La majorité des pays africains sont classés parmi les pays les moins avancés du globe.

Certains de ces pays sont caractérisés par un endettement extérieur très poussé. Clairement dans certains cas, nous avons des disparités de développement significatifs au niveau des performances économiques. C’est le cas de l’Afrique du sud avec son voisin le Lesotho, le Nigéria avec ses voisins le Togo et le Bénin.

On observe une certaine réticence des Etats les plus développés à sacrifier leurs intérêts notamment au profit d’objectifs économiques au niveau régional. Dans une moindre mesure, ils veulent contrôler l’organisation régionale du fait de leur puissance économique. Ces propos sont illustrés par le « contrôle » de la SADC par l’Afrique du Sud,  de la CEDEAO par le Nigéria, de l’UEMOA par le Côte d’Ivoire. Le Kenya domine la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et le Cameroun en fait de même avec l’Union douanière de l’Afrique Centrale. Concilier les intérêts parfois contradictoires de pays différents par leur taille, par leurs ressources naturelles et leurs poids économiques semblent difficile surtout pour certains « géants africains »

Ces différences de développement peuvent expliquer dans un sens le faible taux d’échange intra- communautaire (10% dans l’ensemble des CER  sur le continent). Le manque d’infrastructures ferroviaires ou routières de qualité ne concourent pas aux échanges entre les Etats alors que les pays voisins devraient être les premiers partenaires économiques.

A titre d’exemple, il existe à la périphérie de Porto Novo au Bénin  une route de terre qui,  peu fréquentée dans la journée, est parcourue la nuit par des camions qui se frayent un chemin entre « les nids de poule » et apportent du pétrole et d’autres marchandises provenant du Nigéria, juste de l’autre côté de la frontière. Aucun  contrôle douanier n’est effectué sur ces produits qui ne sont pas comptabilisés dans les statistiques officielles des échanges commerciaux du Bénin. La vente de ces produits permet de répondre aux besoins des consommateurs et la survie de milliers de petits exploitants répartis dans l’ensemble du pays.

On déplore dans les faiblesses de l’intégration, le coût élevé de la communication entre les pays africains. En effet, un appel téléphonique du Sénégal vers la France équivaut  à un appel vers le Benin quant au coût. Il en est de même pour les billets d’avions qui sont très élevés entre les villes africaines. Un autre fait symptomatique, le voyageur est obligé dans des cas  de passer par l’Europe pour rallier deux villes africaines. Les hommes d’affaires africains doivent souvent patienter  6 à 8 semaines avant d’obtenir un visa pour se rendre dans d’autres pays africains. Au fil des ans, malgré la création des nombreuses organisations dans les différentes régions, elles n’ont dans l’ensemble guère contribué à accroître le commerce ou les échanges entre pays africains. Dans de nombreux cas, le premier partenaire économique reste  l’ancienne puissance coloniale, même si aujourd’hui ce rôle séculaire semble être remis en question avec l’entrée « fracassante » de la Chine et de l’Inde sur le continent africain.

II Les solutions à envisager pour renforcer l’intégration africaine

Au regard de ce diagnostic, envisager une intégration africaine réussie et consolidée resterait un vain mot si les acteurs ne règlent pas au préalable les questions de paix et de sécurité. La rationalisation des nombreuses organisations  régionales ainsi qu’une prise en compte  du secteur informel et de la société civile dans les processus d’intégration semblent nécessaires à plusieurs égards  .

Le préalable à toute intégration régionale est la paix et la stabilité dans tous les pays africains. En Afrique, tout au long des décennies on a noté différents types de conflits qui freinent la paix. Nous avons les « conflits internes armés » se déroulant à l’intérieur d’un Etat dont les soubassements sont le fait ethnique (Rwanda), le fait interconfessionnel (Nigéria) ou encore le peuple qui se soulève contre une dictature. L’autre type de conflit est celui « inter-étatique » qui a opposé le Mali au Burkina Faso ou le Tchad à la Libye. Une intégration réussie semble difficile si des Etats dans une même aire géographique connaissent des conflits.

On remarque une montée en puissance de l’Union africaine et d’autres organisations régionales dans la gestion et la prévention des conflits dont le nombre a beaucoup augmenté au cours de ces dernières années.

Le Traité de l’UA vise à doter l’organisation d’une défense et d’une sécurité commune.  Dans la gestion des conflits, des organisations sous régionales sont allées dans certains cas jusqu’à prendre la direction même des opérations de maintien de la paix. C’est l’exemple de l’ECOMOG, la force ouest africaine d’interposition de la CEDEAO déployé au Libéria.

Au sud de l’Afrique, La SADC  ambitionne de se doter d’une force régionale de maintien de la paix. Véritablement, c’est aux organisations africaines de mettre fin aux conflits qui pullulent dans le continent.  La paix doit figurer au cœur de toutes les stratégies d’intégration et dans les agendas des organisations sous régionales.

Un autre facteur qui pourrait constituer une menace pour la paix est le développement récent du terrorisme dans la partie ouest-africaine.  Al Quaida au Maghreb Islamique (AQMI) étend ses activités dans la zone ouest-africaine ce qui peut avoir des conséquences néfastes pour la région. Les états devront accroître leur vigilance face à la mouvance islamiste algérienne et renforcer leur coopération.

Le constat général en matière d’intégration en Afrique ne souffre d’aucune contestation. Le foisonnement de toutes ces organisations régionales nécessitent une rationalisation immédiate pour arrêter cette « prolifération ». Il est urgent de procéder à une réduction drastique de toutes ces organisations au profit d’une seule organisation par région géographique. L’effet « doublon » a montré ses limites, le résultat est une action  non cordonnée des organisations qui agissent dans un même domaine. La plupart des organisations régionales faute de subvention sont plongées dans une extrême léthargie.

En Afrique centrale, on retrouve deux organisations régionales qui jouent sensiblement le même rôle. Il s’agit  de la CEEAC et de la CEMAC, les pays membres gagneraient à en faire une seule organisation pour une plus grande efficacité.

En Afrique de l’ouest, l’UEMOA et CEDEAO abondent dans ce sens en ayant en ligne de mire la constitution d’une seule organisation à terme. On peut souligner aussi que les pays francophones qui constituent l’UEMOA sont attachés à leur organisation mais qu’une harmonie complète entre l’UEMOA et la CEDEAO dans le but de garantir un marché économique sous régional unifié est entrain de prendre forme. Un nombre « réaliste » d’organisations permettrait de faire des économies qui pourraient être allouées à des fonds structurels chargés de compenser les inégalités entre les Etats (amélioration des infrastructures).

En termes de palmarès des organisations régionales, trois institutions  se détachent, il s’agit de l’UEMOA, CEDEAO et la SADC. La Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL), qui comprend le Rwanda, le Burundi et la République Démocratique du Congo, est la plus mal classée. Cela est dû en grande partie aux conflits intempestifs  qui pullulent dans la région. De même, les conflits au sein de l’Union du fleuve Mano (UFM), qui regroupe la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, sont à l’origine des faibles performances de l’organisation lors de sa mise en place mais depuis l’arrêt des conflits on  observ une légère progression. Le continent africain ne semble pas suffisamment s’inscrire dans une dynamique de regroupements régionaux. Les Etats tiennent à leur souveraineté et mettent en oeuvre des stratégies pour la renforcer. Les véritables mécanismes pour aboutir  à des  intégrations régionales compétitives n’ont pas encore été pensés dans une perspective de développement global.

Le secteur informel très développé en Afrique représente plus de 60% des activités intra-communautaires. Il a pris de l’ampleur au point de concurrencer le secteur formel dans les années 70. Il est défini comme l’ensemble des activités économiques qui se réalisent en marge de législation pénale, sociale et fiscale ou qui échappent à la Comptabilité Nationale. Le secteur informel échappe à la régulation de l’état même si on assiste à des tentatives. Ce qui amplifie la force de ce secteur dans les pays africains c’est l’incapacité de l’état à répondre aux attentes de la population qui pour juguler le chômage se tourne vers l’informel. Pour « imager » notre propos le secteur informel sert de  « bouée de sauvetage » au secteur « formel » ou légal. Il a une place prépondérante à tel point que la Banque mondiale et le Fond monétaire international(FMI) l’encouragent jusqu’à insérer ses activités dans les stratégies de développement du continent. Les pays africains doivent de même prendre plus en compte ce secteur et le réguler ou même le « repenser » car il est un potentiel facteur de développement. Le secteur informel est même transfrontalier dans certaines aires géographiques.

La société civile de plus en plus présente dans les états  a un rôle à jouer dans l’intégration africaine. Beaucoup d’entre elles œuvrent sur le continent à son développement en s’appropriant des questions majeures comme la santé ou la lutte contre la corruption. Les organisations régionales doivent encourager la promotion des sociétés civiles africaines. Les problèmes de développement sont similaires dans les pays africains et la mise en place de structures régionales par les sociétés civiles accroîtrait leur efficacité.

Conclusion

Le continent africain s’inscrit dans une logique d’intégration régionale à l’instar des regroupements régionaux dans le monde. Un constat d’échec semble inéluctable mais il faut reconnaître aux pays africains leur « jeunesse ». Les premières vagues d’indépendances ont commencé à partir de 1960 et se sont poursuivis sur des décennies .L’Afrique a voulu calquer son modèle de développement sur celui de l’Europe en matière d’intégration en plaçant le critère  économique au premier rang des priorités .La sécurité et la défense étant censées suivre la coopération économique, il faut relever qu’en réalité en Europe, on a commencé par  la paix et la sécurité . C’est le refus d’une troisième guerre mondiale qui a été le plus puissant moteur pour la paix en Europe. L’unification européenne commence avec la CECA et l’EURATOM avec la mise en commun des moyens de la guerre .Il semble difficile d’atteindre une stabilité dans les régions africaines par un processus comparable à celui qui a eu lieu en Europe .Une telle solution n’est pas probable ni souhaitable d’ailleurs .Il ne faut pas oublier que les états européens sont « des enfants de la guerre », Charles Tilly disait que « en Europe l’Etat a fait la guerre et la guerre a fait  l’Etat ». L’Afrique doit être une terre de paix pour tendre vers une intégration aboutie de toutes ses composantes.

L’avenir n’appartient plus à l’Etat mais à des formes régionales plus large qui sans supprimer les Etats,  les intègrent dans une entité supérieure. Il faudrait envisager une intégration régionale africaine plus « réaliste », plus ambitieuse et placé sous le signe de l’efficacité ». Il ne fait aucun doute qu’une Afrique constituée d’organisations régionales mieux structurées et compétitives pèsera davantage sur l’échiquier international.

 Babacar N’DIAYE, le 19 Novembre 2009

Publicités

Un commentaire sur “Les intégrations régionales en Afrique : des dynamiques en panne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s